04 juillet 2009
Quels sont les prédateurs naturels des pucerons ?

SOS Plante malade
Les prédateurs des pucerons
Rosier envahi de pucerons maternés par les fourmis
Le temps chaud de ce début de mois de juillet favorise l’augmentation des colonies de pucerons sur de nombreuses plantes du jardin (rosiers, dahlias,…). Si rien ne venait les éradiquer, les populations de pucerons pourraient doubler en une semaine et devenir véritablement inquiétantes pour la santé des plantes.

Pucerons noirs (Aphis fabae) dans un Artemisia 'Powis castle' où une coccinelle est à l'ouvrage
Fort heureusement, il existe un certain nombre d’insectes utiles dans la lutte antiparasites appelés “auxilaires du jardin”. Il est important de connaitre ces insectes auxiliaires pour mieux les préserver au jardin en commençant par n’utiliser aucun pesticides ou insecticides. En effet, si les insecticides ont la faculté d’éliminer les insectes indésirables, ils tuent aussi ceux qui sont utiles tant pour la pollibisation que pour l’équilibre biologique du jardin.
La cécidomyie du puceron

Hyménoptères parasitoïdes : Aphidius Aphilinus
La Cécidomyie du puceron est un petit insecte ressemblant plus ou moins à une mouche qui pond ses œufs dans les colonies de pucerons. Les larves de Cécidomyie issues des œufs se nourrissent de pucerons.
Les coccinelles

Coccinelle Harmonia axyridis


Larve de coccinelle (S/famille des Scymnines) au milieu des Pucerons
Les coccinelles, que ce soit sous leur forme adulte ou de larve, sont des prédateurs voraces de pucerons. Une larve ou un adulte en dévore plus d’une centaine par jour.

Larve de coccinelle et ses pucerons en point de mire


Propylea quattuordecimpunctata, jaune avec 7 points noirs carrés sur chaque élytre

La larve reste 6 à 8 jours dans sa chrysalide pour se transformer en coccinelle adulte,
puis l'imago sort au grand jour laissant derrière lui son exuvie nymphale fixée à la plante hôte.

Festin de coccinelle sur un rosier
Les chrysopes
La chrysope (Chrysoperla carnea) adulte de couleur verte, est reconnaissable grâce à ses 4 ailes membraneuses, transparentes, finement nervurées repliées en toit, et à ses gros yeux globuleux aux reflets dorés qui lui valent son surnom de "mouche aux yeux d'or" ou de "demoiselle aux yeux d'or". Avec 2 à 4 générations dans l'année elle est active du printemps jusqu'à l’automne. Les chrysopes volent le soir à la recherche de fleurs riches en nectar, miellat et pollen. Ses œufs sont accrochés à l'extrémité d'un long fil de soie. Les larves émergent des œufs et, carnassières féroces, elles dévorent en 15 jours de croissance jusqu'à 600 pucerons et 1000 acariens ou araignées rouges, mais aussi de jeunes chenilles, des aleurodes, des thrips, des cochenilles farineuses, des mouches mineuses, des œufs de papillons,...
Les larves sont munies de pinces en forme de faucille avec lesquelles elles saisissent leurs proies et les transpercent pour en aspirer le contenu.
Les syrphidés

Syrphe porte-plume • Sphaerophoria scripta • Syrphidae
Les syrphes adultes (Syrphidae) sont des mouches semblables à de jeunes abeilles qui volent en faisant du “sur-place” de fleurs en fleurs. Les syrphes pondent leurs œufs au milieu des colonies de pucerons.

Syrphe ceinturé • Episyrphus balteatus
Syrphe dégustant le nectar d'une fleur
Larve de syrphe proche de sa nourriture: les pucerons noirs

Larve de syrphide Episyrphus balteatus transformée en puparium (chrysalide) immobile

Puparium de syrphide Episyrphus balteatus sur une tige de Dahlia

Autre larve de syrphe
Les larves de syrphes, aphidiphages, sont des dévoreuses de pucerons, de cochenilles et de chenilles. Une larve de syrphe se nourrit de 400 à 700 pucerons au cours de ses 10 jours de croissance. Elle leurs percent le corps avec ses pièces buccales et suce leur contenu, ne laissant que l’enveloppe momifiée.

Pucerons momifiés et troués par les larves d' Aphidius Aphilinus qui les ont parasité
24 mai 2008
Des iris infestés de pucerons…

SOS Plante malade
Dysaphis tulipae • Pucerons de la Tulipe
Ici, sur un iris
Observations:
Pucerons largement répandus en Europe qui s'attaquent plus
particulièrement au plantes bulbeuses telles que les tulipes, les lis,
les glaïeuls et comme ici aux iris. Parthénogénétique, ce puceron vit
dans les bulbes entreposés et se reproduit toute l'année, d'autant
plus si les conditions sont favorables. La population augmente
rapidement sur les jeunes pousses, puis sur les hampes florales.
La femelle aptère mesure 1,5 à 2,5 mm, de couleur jaunâtre clair,
grisâtre ou brun-rosâtre, couverte d'une poudre blanchâtre. Elle a de
courtes cornicules foncées et effilées.
Les pucerons ailés mesurent de
1,5 à 2,3 mm; ils ont une marque dorsale noire et des cornicules
également noires.
Dégâts: Les plantes infectées, surtout les jeunes pousses, voient leur
développement sévèrement ralenti. Des malformations peuvent aussi
apparaitre.
Traitement: Traitez à l'aide d'un insecticide naturel à base de pyréthrine les plantes envahies. A titre préventif il serait possible de traiter les bulbes stockés par fumigation.
10 octobre 2007
Comment fabriquer et utiliser le purin d'ortie
Il n'est conseillé d'utiliser cette préparation végétale efficace contre les pucerons et les acariens qu'en dernier recours quand les autres moyens de lutte biologique ont échoué et que la protection de la plante devient impérative. Le purin d'ortie stimule la croissance des plantes (potagères en particulier) et renforce leur défense contre les maladies.
1. Dans un bac en plastique contenant 50 litres d'eau de pluie, faire macérer pendant 5 jours, 1 kg de feuilles d'ortie sans graines, fraichement cueillies. Mélanger quotidiennement la préparation à mettre à l'ombre. Ne soyez pas surpris, la macération dégage une odeur nauséabonde.
2. Pour obtenir une bonne macération, il faut attendre qu'une mince couche d'écume se forme à la surface de liquide ainsi obtenu. Le temps de fermentation est plus ou moins long selon la température ambiante du moment. Il faut compter une quinzaine de jour si la température ambiante est de 20°C - ajoutez une semaine si la température est inférieure à 10°C. A noter que la macération dégage une odeur nauséabonde.
3. Quand l'écume s'est formée en surface, il faut alors arrêter la macération en filtrant la préparation à l'aide d'une passoire ou d'un tissu.
4. Stocker le purin dans des bidons placés au frais et dans le noir pour permettre une conservation de quelques mois.
5. Avant toute utilisation du purin par pulvérisation homogène sur vos culture ou arrosage aux pieds des plantes, il vous faudra le diluer à raison de 1 litre de purin pour 10 litres d'eau.
6. Appliquez alors le traitement sur les plantes sensibles aux pucerons, aux acariens et aux maladies.
7. Renouvelez l'opération après chaque pluies.
08 mai 2007
Comment réussir vos dahlias…
Comment mettre en terre les bulbes de dahlias ?
On plante les tubercules des dahlias courant avril (mai pour les boutures), en faisant attention aux gelées tardives.
Les dahlias préfèrent:
Le soleil: Choisir un emplacement ensoleillé pour obtenir une floraison importante.
La terre doit être bien meuble (apport riche en engrais organique - compost - avant la plantation) - si la terre est lourde apporter une pelletée de terreau.
La plantation
Les tubercules doivent être plantés lorsque les gelées ne sont plus à craindre. Creusez un trou de 15 cm de profondeur. Posez les rhizomes à plat, en étoile, la tige sèche de l'an passé dirigée vers le haut. Recouvrez ensuite de 5 à 10 cm de terre émiettée. Tassez délicatement pour ménager les jeunes pousses et arrosez au goulot. Un cordon de cendre autour du pied fera obstacle aux limaces.
Tuteur: Pour ne pas risquer de maltraiter les souches des dahlias, installez les tuteurs en même temps que les tubercules. Le mieux est de poser au départ un tuteur fin et court, qui restera discret et servira de repère, quitte à le remplacer en douceur par un élément plus robuste, quand la plante aura pris de l'ampleur. Traitez les au cuivre pour qu'ils ne servent pas de vecteur à des maladies.
L'arrosage: Apport d'engrais liquide pour plantes à fleurs tous les quinze jours après l'apparition des premiers boutons.
Ne pas mouiller le feuillage pour éviter l'apparition de l’ oïdium.
Le paillage: Tourbe ou déchets de tontes peuvent être déposés autour du pied afin de limiter l'évaporation et de freiner la repousse des mauvaises herbes
Le pincement: Lorsque la plante a formé ses quatre premières feuilles, on pince la tige principale. On procède de même sur les jeunes pousses qui apparaissent successivement. Ainsi la plante se ramifie.
L’ éboutonnage: La suppression des deux boutons placés de part et d'autre d'une tige favorise l'épanouissement de la fleur centrale.
L'entretien: La suppression régulière des fleurs fanées favorise le développement d'autres fleurs.
Les ennemis du dahlia
Les limaces
Elles s'attaquent aux feuilles qui présentent vite de larges morsures.
Traitement : binages fréquents (contre les œufs), appâts empoisonnés.![]()
Les perce-oreilles (forficules)
Nuisibles aux pétales qu'ils rongent.
Traitement: insecticides.![]()
Les pucerons
Amateurs de sève, ils affaiblissent la plante ; leur salive toxique peut engendrer le cloquage ou la crispation des feuilles; ils sont propagateurs de virus.
Traitement : prédateurs naturels, coccinelles et certaines guêpes ; insecticides.![]()
L’ oïdium ("blanc")
Ce champignon peut recouvrir toute la plante (pellicule blanchâtre).
Traitement : destruction des feuilles et tiges trop atteintes ; emploi d'un fongicide.
Voir SOS plante: L'Oïdium
Conserver les tubercules
Après les premières gelées, on coupe les tiges à 10 cm du sol. Puis on déterre les tubercules - on les étiquette pour reconnaître les variétés - et on laisse sécher (ressuyer) les rhizomes pendant quelques jours hors gel.
La terre doit être enlevée si elle est de type argileux, car elle empêcherait les racines de respirer. Saupoudrez les rhizomes d'un fongicide et les conserver en hiver dans un local sombre à faible température, ni trop humide ni trop sec, dans un mélange de sable et de tourbe par exemple. Avant la nouvelle plantation (en avril - mai), on peut diviser les souches (trois tubercules maximum) : utiliser un outil bien tranchant, en veillant à ce que chaque souche porte un "œil".
Peut-on les laisser en terre durant l'hiver ?
Dans les région à hiver précoce, les premières gelées peuvent survenir dès octobre. Il faut penser à abriter les tubercules du froid. Si votre terre est bien drainée, coupez les tiges à 10 cm du sol, épandez une couche de 10 cm de paillettes de lin sur la souche, et couvrez d'une tuile plate. La plante supportera aisément l'hiver, même froid, dans ces conditions. Si la terre risque de se gorger d'eau, coupez les tiges, et arrachez les tubercules - Étiquetez-les et stockez les comme décrit plus haut.
25 mars 2007
Les premiers pucerons sont arrivés sur les rosiers…

SOS Plante malade
Que faire contre les attaques de pucerons ?
La douceur précoce du mois de mars, même si ces derniers jours les températures ont sensiblement baissé, a favorisé la croissance des bourgeons des arbres, des arbustes et des rosiers. Aussi, les colonies de pucerons se sont réveillées et s'activent sur les jeunes pousses toutes tendres.
Les femelles ailées sont capables de produire des jeunes sans
l'aide du mâle, cela s'appelle "la parthénogénése"
Les pucerons prélèvent de la sève élaborée, riche en sucre et rejettent un abondant miellat dont les fourmis raffolent. Vous les découvrirez facilement, agglutinés en groupe sur les jeunes pousses qui risquent d'être affaiblies.
Fin mars, Il est encore trop tôt pour compter sur les insectes auxiliaires mais si l'attaque est trop importante, un traitement à l'aide d'un insecticide naturel à base de pyréthrine peut être efficace. Si les pucerons ne sont pas trop nombreux, il est préférable de les enlever avec le jet d'eau du jardin.

Pucerons "élevés" par les fourmis sur un dahlia en juin
21 octobre 2006
Une lutte plus rationnelle et écologique qu'un insecticide

Le problème: Les rosiers et différentes plantes du jardins sont fréquemment envahis par des pucerons qui nuisent à leur floraison et à leur développement. Les pucerons squatent en colonies les tiges, surtout les jeunes pousses plus tendres, les pédoncules floraux et les boutons. Doter d'un appareil bucal "piqueur-suceur", ils se nourrissent de la sève de la plante ainsi affaiblie et donc plus sensibles aux maladies. Sur le miellat, liquide sirupeux sécrété par les pucerons se développent des champignons appelés "fumagine". Les fourmis se nourrissent de cette substance, c'est pourquoi elles élévent littéralement les colonies de pucerons en les protégeant de leurs ennemis et en les déplaçant dans le jardin, rendant la lutte plus difficile encore.
Pour limiter leur prolifération pourquoi ne pas faire appel à des insectes comme les coccinelles, les syrphes et les chrysopes ?
Il existe sur la planète plus de 3000 espèces de coccinelles, dont 90 en France. Des rouges, des jaunes, des oranges,…avec 2, 5, 7, 10, 14, 15…points. Toutefois pour la lutte biologique contre les pucerons, 3 espèces sont principalement utilisées: La coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata) la plus répandue en France, la coccinelle à deux points (Adalia bipunctata) est orange avec deux points noirs sur les élytres ou noire avec quatre points rouges, et enfin la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) une espèce importée de Chine.
Toutes très friandes de pucerons verts ou noirs, les coccinelles adultes en dévorent chacune jusqu'à 100 par jour et les larves jusqu'à 50.
Le syrphe adulte ne se nourrit que de nectar des fleurs mais sa larve (un asticot) est une dévoreuse de pucerons
aussi efficace que la coccinelle. Elle en mange de 400 à 700 au cours
de ses 10 jours de croissance, ainsi que de jeunes chenilles.
Seules les larves de chrysopes sont de redoutables carnassières qui en 15 jours de croissance consomment jusqu'à 500 pucerons et 10000 acariens.
Ces insectes prédateurs de parasites des plantes sont appellés désormé les "auxiliaires du jardins". Cependant, recourrir à l'usage de ces insectes auxiliaires ne vise pas à éradiquer tous les pucerons car ce serait également éliminer coccinelles, syrphes et chrysopes mais à obtenir un équilibre en contrôlant les populations.
Quand introduire les coccinelles au jardin ?
A la fin du printemps ou au plus tard en début d'été dès que les températures nocturnes sont supérieures ou égales à 10°C. Déposez alors les oeufs ou les larves sur les tiges des rosiers ou des plantes à protéger. Les premiers résultats notables apparaitront une dizaine de jours après.
Où vous procurer des coccinelles ?
Vous trouverez des oeufs et des larves vendus sur différents sites internet (www.insectes.org, www.plantes-et-jardins.com, www.jardin-bio.com)

Protégez les coccinelles !
Les insecticides sensés tuer les pucerons tuent aussi les coccinelles et quelquefois même de façon plus efficaces sur nos chères "bêtes à bon Dieu"! Par ailleurs, si vous voulez que les coccinelles s'installent durablement dans votre jardin, il est nécessaire qu'elles y trouvent des abris naturels pour hiberner; fissures dans les murs, tas de pierres, écorces de vieux arbres, etc… Vous pouvez trouver dans le commerce des gîtes spéciaux pour coccinelles.
09 septembre 2006
Les fumagines

SOS Plante malade
Vous observez:
Des feuilles nappées de poudre noire, les fumagines ne passent pas incognito en été (juillet à septembre).
C'est avec l'ongle qu'il faut "s'attaquer" à cette suie qui couvre les feuilles. Elle se décolle sans problème au "grattage" et laisse apparaitre les épidermes foliaires indemnes de lésion ou de nécrose.
Ouf ! Ce n'est qu'un dépôt superficiel, une fine poudre qui masque le feuillage sans pénétrer dans les tissus des plantes.
Accusez
Des champignons attirés par le miellat:
Cette fine croûte noirâtre est en fait constituée de champignons microscopiques, communément appelés fumagines, qui vivent et se nourrissent sur les dépôts de miellat. Cette substance luisante et collante est produite par les pucerons, certaines espèces de cochenilles,des psylles, les aleurodes et des cicadelles.
Ces insectes prélèvent dans les tissus végétaux la sève élaborée contenant des sucres, des matières azotées, des vitamines...autant d'éléments fabriqués lors de la photosynthèse. Après digestion, ils rejettent les sucres en excès qui constituent ce fameux miellat généreusement déposé sur le feuillage.
Couvertes de cette suie, les plantes sont moins belles et parfois incommodées. Même si les champignons restent en surface, ils forment un écran qui prive les feuilles de lumière et peut entrainer leur jaunissement puis leur chute. Mais rassurez-vous de tels dégâts sont rares et les plantes souffrent surtout de l'attaque des insectes.
La solution:
Si vous découvrez de la fumagine sur l'une de vos plantes vous pouvez donc compter, sans vous tromper, sur la présence et l'efficacité d'une belle colonie d'insectes piqueurs-suceurs... à vous de la débusquer !
Il est préférable de vous débarrasser des intrus en effectuant un traitement insecticide naturel à base de pyréthrines en prenant soin de bien pulvériser sous le revers des feuilles. Le tarissement de la source de miellat entraînera tout naturellement la disparition progressive de la fumagine.
Vous pouvez aussi aider vos plantes en les douchant énergiquement de manière régulière.
19 août 2006
Créer une auberge à perce-oreilles…
Même s'ils n'ont pas toujours bonne réputation, les perce-oreilles sont des insectes fort utiles. Ils ne s'attaquent que très peu aux fruits, mais en revanche sont très friands de pucerons, qu'ils dévorent en grandes quantités.

Perce-oreilles • Forficula auricularia
Attirez-les dans vos arbres fruitiers, en suspendant dans les branches de petits pots de fleurs remplis de foin ou de paille de bois, l'ouverture dirigée vers le bas. Les perce-oreilles s'y établiront volontiers. Une fois les gites habités, vous pouvez les transporter dans les arbres, les rosiers ou autres plantes infestés de pucerons, les forficules ou perce-oreilles feront du nettoyage.
Bien entendu, pendant ce temps-là il convient de s'abstenir de tout traitement insecticide.

Pour faire tenir la paille, prenez un filet à orange…
18 juin 2006
Les rosiers attirent champignons, pucerons…
…Pour pouvoir les soigner, un diagnostic s'impose.

SOS Plante malade
1> Observez: un manchon blanc poudreux sur les pédoncules floraux. Les feuilles se gaufrent légèrement, prennent des colorations pourpres et de fins filaments blanchâtres assez discrets apparaissent.
Accusez: L’oïdium ou "la maladie du blanc" du rosier. C'est un champignon qui se développe rapidement et provoque la mort des organes, durant toute la période de végétation, surtout au printemps.
Traitement: Traitez préventivement tous les 15 jours. Dès l'apparition des premiers symptômes, effectuez un traitement tous le 7 à 10 jours. Produits recommandés: Bifenthrine, difénoconazolze, myclobutanil, triforine, propiconazole, myclobutanil et soufre.
2>Observez: Un rosier doit avoir les feuilles bien vertes ou pourpres. Si les feuilles deviennent pâles, roses ou saumonées alors que les nervures principales restent vertes, cela traduit une carence de la plante en fer.
Accusez: la chlorose ferrique. Un sol trop calcaire gêne l'alimentation en fer de la plante (Voir le glossaire), ce qui limite la vigueur du rosier.
Traitement: Apportez au pied des rosiers au cours du printemps un produit anti-chlorose à base de fer chélaté en arrosage. Renouvelez cet arrosage 2 fois dans l'année.
3>Observez: des feuilles pâles aux reflets plombés. Sur les fleurs, les pétales se décolorent puis se déforment et se dessèchent. Parfois, de fines toiles recouvrent le tout.
Accusez: L’acarien tisserand. Ces minuscules "araignées" orangées ou rougeâtres se distinguent avec une loupe sous les feuilles ou au milieu des toiles tissées. Un temps sec et des températures élevées favorisent la croissance de cet ennemi. Les rosiers palissés, en situations très ensoleillées et asséchantes, y sont très sensibles.
Traitement: Intervenir en début d'attaque au cours du printemps et réalisez 2 traitement espacés de 5 à 7 jours avec un produit à base d'huile minérale (Abamectine, Bifenthrine, Clofentézine, Dicofol, Bromopropylate, Cyhexatin,…).
4>Observez: des colonies de petits insectes verts ou rosés sur les pousses ou les tiges. Des dépôts luisants et collants recouvrent les feuilles basses.
Accusez: les pucerons. Ils apparaissent tôt, dès le mois d'avril sur les jeunes pousses en provoquant le recroquevillement jusqu'à faire tomber le bouton floral. Ils prélèvent la sève riche en sucres, et rejettent du miellat. Les auxiliaires (coccinelles, syrphes,...) se régalent de ces insectes. Tenez en compte avant de traiter.
Traitement: Effectuez un traitement dès l'apparition des premières colonies au printemps. Les insecticides d'origine végétale seront plus efficaces s'ils sont appliqués en fin de journée. Vous pouvez utiliser des produits à base d'alphamétrine, d'azinphos-méthyl, de bifenthrine,… en espaçant les applications toutes les 3 semaines.
Les massifs de rosiers se prêtes bien aux lâchers de prédateurs (coccinelles - chrysope - ou insectes parasites (Aphidoletes, Aphidius). commandez ces prédateurs lorsque les colonies de pucerons sont bien installées. (Voir le fiche "Les Pucerons": cliquez ici)
5>Observez: de grosses taches diffuses, arrondies, noires violacées sur les feuilles qui jaunissent et tombent. Parfois les rosiers attaqués perdent toutes leurs feuilles en été. Le rosier affaibli est plus sensible aux autres maladies.
Accusez: la maladie des taches noires (Marsonina rosae). Cette maladie de fin de printemps qui profite des étés humides, s'installe sur les feuilles basses et progresse très rapidement vers le haut du rosier.
Traitement: Traitez préventivement vos rosiers tous les 15 jours. Dès l'apparition des premières taches, effectuez un traitement tous les 7 à 10 jours. On emploie dans ce cas des produits à base de bifenthrine, difénoconazole, mancozèbe, myclobutanil, propiconazole et soufre.
La ciboulette plantée aux pieds des rosiers aide à lutter contre les taches noires et l'oïdium.
6>Observez: le brusque dessèchement du pied en été. En le déterrant, vous serez surpris par son faible enracinement. Sous l'écorce des racines, des palmettes d'un blanc pur sont visibles.
Accusez: le pourridié racinaire (Armillaria mellea). Cette grave maladie peut apparaitre à la suite d'un excès d'eau et s'installe surtout sur les plants faibles.
Traitement: Arrachez puis brûlez le pied contaminé. Avant de replanter, changez la terre.
7>Observez: quelques feuilles découpées sur leur bord.
Accusez: les mégachiles. Ces abeilles solitaires se nourrissent de pollen et de nectar de fleurs. Elles ont cependant besoin de quelques fragments de feuilles pour leur nid. Leurs dégâts sont insignifiants.
Traitement: Les dégâts de ces abeilles sont insignifiants - inutile d'intervenir.
8>Observez: sur les feuilles décapées ou dévorées, des "chenilles" verdâtres au corps ponctué de noir qui n'épargnent que les nervures principales.
Accusez: les tenthrédes. Ces larves de guêpe vivent en colonies sur les rosiers. Elles sont issues de pontes qui ont été insérées dans les tiges et peuvent provoquer leur déformation et leur dessèchement.
Traitement: Supprimez les chenilles à la main ou effectuez un traitement avec un insecticide polyvalent.
9>Observez: des petites taches anguleuses jaunes ou orangées sur les feuilles. A leur revers des pustules poudreuses, orange à noires, parsèment l'épiderme. Ces taches entrainent quelquefois la chute des feuilles.
Accusez: La rouille. La maladie se déclare sur les feuilles basses puis remonte progressivement.
Traitement: Traitez préventivement tous les 15 jours. Dès l'apparition des premières pustules orangées sur les feuilles, intervenez tous le 7 à 10 jours.
On emploie dans ce cas des produits à base de bifenthrine, difénoconazole, mancozèbe, myclobutanil, propiconazole.
10>Observez: Des petites "pastilles" blanches ou des "coques" brunes sur les tiges.
Accusez: les cochenilles. Elles infestent parfois quelques rameaux. Ces insectes ponctionnent la sève élaborée qui circule dans le rosier au printemps et en été. Ces cochenilles peuvent affaiblir le pied voire le faire mourir.
Traitement: Lors de la taille, coupez les rameaux infectés. Si nécessaire réalisez un traitement en fin d'hiver avec une huile minérale ou de colza.
11>Observez: Le jaunissement des feuilles qui finissent par tomber.
Accusez: les aleurodes. Des petites mouches blanches piquent la face inférieure des feuilles qui provoque leur jaunissement et leur chute. En même temps, il peut y avoir un développement de fumagine.
Traitement: Dans ce cas, il faut utiliser un produit à base d'étofenprox et de pymétrozine.
12>Observez: Les feuilles sont rongées sur les bords voire jusqu'à l'intérieur.
Accusez: les noctuelles. De nombreuses espèces se nourrissent ainsi des feuilles, ce qui peut affaiblir le rosier.
Traitement: Il est possible en cas de dégât important de traiter avec des produit à base de betacyfluthrine par exemple.
13>Observez: Des nécroses au niveau du collet du rosier, sous le point de greffe et au niveau des racines.
Accusez: les nématodes. Ces parasites, actifs à partir de 10°C, sont présents dans le sol et vivent à l'intérieur des tissus végétaux.
Traitement: Il faut traiter d'avril à novembre avec un produit à base de dichloropropène.
14>Observez: Une malformation des feuilles qui ensuite tombent.
Accusez: les trips. Porteurs de virus, les larves et les adultes piquent les feuilles pour se nourrir de la sève.
Traitement: Il est possible d'intervenir avec des produits à base d'abamectine et de lufénuron.
Repère:
Pour faciliter le travail du jardinier, les fabricants de traitements phytosanitaires ont associé plusieurs des produits cités ci-dessus, pour proposer des produits polyvalents qui agissent contre les maladies les plus courantes.
N'oubliez pas qu'avant chaque application, il faut vous référer aux indications sur l'emballage concernant le dosage et les conditions d'application. Vous devez employer un produit bien homologué pour la maladie ou le parasite concerné et utilisable en "jardin amateur" pour les particuliers.
Vous pouvez aussi alterner deux formules différentes se complétant mutuellement. La fréquence des applications des traitements totaux ou mixtes sera d'une pulvérisation tous le quinze jours.Les spécialistes des roses s'accordent tous à dire que "moins on traite chimiquement les rosiers, plus on les rend vigoureux et auto-résistants". A l'inverse, la répétition des traitements les fragilise. Préférez une forme plus douce de traitement : la lutte biologique qui consiste à utiliser les insectes prédateurs des ravageurs.
























