28 avril 2009
Un outil indispensable pour sculpter les topiaires…
Ce modèle avec manches en bois, est quelquefois remplacé aujourd'hui par des modèles plus légers avec des poignées antidérapantes.
Choisissez votre cisaille avec des lames auto-affûtantes.
Des butées en caoutchouc amortissent les mouvements de coupe pour que le travail soit moins pénible.
Les lames ondulées comme sur la photo ci-dessus sont mieux adaptées à la coupe de bois dur.
02 février 2009
La taille des arbustes d'ornement
La taille des arbustes consiste à limiter leur encombrement et à leur donner une charpente équilibrée leur permettant de supporter plus de fleurs.
Les principes de base sont toujours les mêmes:
- Supprimez en partant de la base les branches en surnombre, les branches malades ou cassées et le bois mort.
- Puis, coupez ras les rameaux qui gênent la silhouette en dégageant le centre en premier. Notez bien qu'en raccourcissant 20 branches, vous aurez toujours 20 branches, plus courtes certes, mais qui vont pousser dans tous les sens et donner un ensemble brouillon. Si au contraire vous ne gardez que 6 branches, vous obtiendrez un bouquet élancé et beaucoup plus harmonieux.
- Taillez au-dessus d'un beau bourgeon.
Quand faut-il tailler les arbustes?
Pour les arbustes fleurissant dès le début du printemps (rosiers non remontants, forsythias, groseilliers à fleurs, cognassiers du Japon...), l'époque de taille idéale est après la floraison.
Pour tous les arbustes fleurissant à partir de juin (rosiers remontants qui fleurissent de mai jusqu'en automne, althéas, spirées,…) la taille est à pratiquer en début de végétation, vers le mois de mars.
Les arbustes qu'il faut tailler court …et les autres !
Taillez à ras: les buddléias, les anthémis, les lavatères arbustives, les fuchsias, les céanothes, …. Coupez court, soit entre 5 et 20 cm de haut.
Ne taillez jamais à ras: Les lavandes, les thyms, les genêts. Ils forment du vieux bois, surtout après deux ou trois ans sans taille. Ce vieux bois porte peu ou pas du tout de bourgeons. Si vous taillez très court, il va vous rester des tiges qui n'émettront pas de nouvelles pousses. La plante, au mieux, émet une, deux tiges, puis dépérit. Le meilleur moyen pour garder les touffes bien denses, c'est de tailler régulièrement et légèrement après la floraison.
14 septembre 2008
Des tumeurs suspectes sur les branches de lauriers-roses…

SOS Plante malade
Galles des lauriers-roses
Pseudomonas savastanoi
Observation:
Vous trouverez ces tumeurs suspectes sur les tiges, sur les anciennes hampes florales et parfois même sur les feuilles. Plus ou moins sphériques, ces galles renferment une poudre noirâtre charbonneuse. Elles s'étendent progressivement et il arrive que les rameaux touchés se dessèchent.
Le problème:
La maladie est occasionnée par une bactérie - Pseudomonas savastanoi - qui profite de blessures faites par la taille ou le gel hivernal pour infecter les lauriers roses.
La solution:
Désinfectez soigneusement votre sécateur (dans de l'alcool à 70° ou avec une flamme de briquet) et réalisez dès maintenant un traitement avec un fongicide à base de cuivre. Si certains pieds sont déjà touchés, taillez sans attendre les parties atteintes pour éviter que la maladie ne se propage.

04 août 2008
Multiplier une plante par marcottage
- Sélectionner des branches basses - prés du sol sur le pied mère (bruyère, Viburnum tinus, buis…).
- Couchez-les après avoir incisé la tige sur la face inférieure.
- Maintenez sur le sol par un crochet métallique et recouvrez de terre la partie incisée.
- En touchant le sol, ces branches basses ainsi disposées vont s'enraciner.
- La terre doit être humide jusqu'au sevrage à l'automne suivant.
- Séparez-les du pied mère en les coupant avec un sécateur et en déterrant à la bêche en gardant un maximum de racines.
- Replantez-les comme un jeune plant.
21 décembre 2007
Calendrier des floraisons des arbustes et rosiers
Pour un jardin beau toute l'année
En matière de jardinage, souvent, les plantations ne couvrent que deux saisons principales: le printemps avec les bulbes (narcisses, crocus, tulipes,…) et quelques arbres et arbustes, puis l'été avec son florilège d'annuelles en particulier les incontournables géraniums. Quant aux deux autres saisons que sont l'automne et l'hiver, elles sont trop souvent laissées pour compte, laissant la terre nue et sans intérêt pendant plusieurs mois. La solution pour agrémenter le jardin pendant les 4 saisons consiste à:
- Choisir des plantes qui permettent d'échelonner et d'étaler le plus possible les floraisons.
- Sélectionner des plantes ayant un feuillage décoratif (Persistant, formes particulières, panaché, couleurs originales ou variant selon les saisons,…) ou des fruits qui prolongent l'intérêt ornemental.
- Utiliser des écorces colorées qui apportent leur contribution quand il n'y a plus ou peu de fleurs.
Le tableau ci-dessous, que j'avais réalisé pour mon usage il y a quelques années, dresse la liste des arbustes, des plantes dites de terre de bruyère et des rosiers qui structurent mon jardin.
Un second tableau, proposera une liste des bulbes de printemps, été, automne, des plantes vivaces et de quelques annuelles qui viennent en complément pour avoir un jardin beau toute l'année…
26 novembre 2006
Protection hivernale pour arbuste à rusticité limitée.
Les lauriers-roses (Nerium oleander), comme un certain nombre d'autres plantes, ne résistent pas à des températures inférieures à -8°C. A moins de les rentrer dans un local frais même peu éclairé, vous pouvez aussi les laisser dehors à l'abri des courants d'air mais une protection renforcée contre le gel s'impose.
Faites un paillage épais et aéré à la surface de la terre, que la plante soit en pleine terre ou en pot, avec de la paille, des feuilles séches, des coques de cacao ou des écorces de pin.
Cernées de toutes parts par le froid, les racines des plantes en pots sont plus sensibles aux gelées qu'en pleine terre. Doublez les contenants d'une toile à sac puis d'une double couche de plastique à bulles. Ce dernier, facteur de condensation, ne doit pas se trouver en contact direct avec le pot. Puis, surélevez le pot avec des cales pour libérer le trou de drainage.
Enfin, tendez en double épaisseur un voile d'hivernage non tissé laissant passer l'air et la lumière, en vous aidant éventuellement d'une armature en bois pour bien envelopper la plante. Bien que le voile d'hivernage laisse passer l'air, dès que la température se redoucit dans la journée, vous pourrez enlever facilement cette abri pour aérer la plante et la remettre tout aussi aisement en place le soir venu.
Ce même genre d'abri peut être utilisé pour protéger les bourgeons et les feuilles des camélias de la brûlure de la neige ou du givre avec le soleil.
14 novembre 2006
Comment tailler l'hibiscus de jardin ?

Hibiscus (Althéa) en fleurs en Août
Raccourcir les tiges trop longues après la floraison de l' hibiscus de jardin (Hibiscus syriacus ou Althéa) ce qui permet également de supprimer les fruits porteurs de graines qui peuvent se ressemer seules.
En Octobre - novembre n'hésitez
pas à tailler sévèrement les Hibiscus, ils vous en récompenseront en
produisant de nombreux rameaux neufs, tous porteurs de fleurs.
- Avec un arbuste très fourni, commencez par supprimer les branche faibles, âgées et aérez le centre de la touffe
- Gardez des branches charpentières et rabattre près de leur base les rameaux de l'année précédente.
- Rabattez les tiges restantes en taillant le tiers supérieur de la pousse située dans le prolongement des branches principales.
L'ensemble doit apparaître très "déshabillé" après la taille.
Comment bouturer l' Hibiscus de jardin ?
Le bouturage à bois sec
Cette technique de bouturage à bois sec peut être aussi utilisée pour les Hortensias, les Cornus, le Deutzia, les Hydrangéas, la Spirée, le Lagerstroemia, le Seringat, Prunus, Groseillier à fleurs ou à fruits, Viorne, Laurier-tin, Rosier, les thuyas, le forsythia, les Saules…… par exemple.
Première phase:
1. En novembre - décembre, repérez un rameau bien vigoureux et la partie correspondant à la pousse de l'année.
2. Coupez la totalité de cette dernière, soit environ 30 cm de longueur. Les bourgeons doivent être bien formés et visibles.
3. Recoupez la base, 1 cm sous un œil et en biais afin d'augmenter la surface de formation des racines¹.
4. Retaillez l'extrémité supérieure, 1 cm au-dessus d'un œil, et conservez-en une dizaine.
5. Trempez la base dans de la poudre d'hormones d'enracinement. Tapotez la bouture de manière à faire tomber le surplus.
6. A l'aide d'un bâtonnet, faites un avant-trou dans lequel vous glissez la bouture. Assurez-vous qu'au moins la moitié de sa hauteur est enterrée.
7. Prévoyez un espace de 5 à 8 cm entre chaque bâtonnet. Enfin, tassez la terre autour de la base.
8. Quand la végétation apparaît, arrosez par temps sec et éliminez les boutures qui n'ont pas pris.
Deuxième phase:
9. A l'automne suivant, vous devrez transplanter vos boutures dans une pépinière abritée en prenant soin d'espacer les plants de 15 cm. Vous suivrez la culture durant 1 an. Pincez les rameaux pour qu'ils se divisent.
Troisième phase:
10. Au 2ème automne suivant, vous pourrez alors les mettre à leur place définitive.
°°°0°°°
¹ Trucs et astuces:
Pour augmenter la zone de la bouture où vont se générer les racines, coupez en biais le plus près possible d'un nœud, le cercle d'assise n'en sera que plus grand. Cela limite les risques de pourriture de la moelle du rameau mise à nu.
D'autres trucs, comme entailler longitudinalement ou en croix la base de la bouture, ou griffer les rameaux avec le bout d'une aiguille, tendent à augmenter cette zone d'enracinement.
13 novembre 2006
Les lichens sont-ils une menace pour les arbres ?
Une lutte contre les lichens qui se développent sur les troncs et les branches des arbres et des arbustes est-elle vraiment justifiée ?
En réalité, ces végétaux épiphytes ne parasitent pas l'arbre sur lequel ils s'épanouissent. Les lichens n'enfoncent pas de suçoirs pour ponctionner la sève de son hôte, mais se contentent de l'utiliser comme support. L'observation révéle que les lichens s'installent peu sur les jeunes sujets, mais plutôt sur les vieux arbres à l'écorce rugueuse. Ainsi affectionnent-ils les arbres le cas échéant dépérissant sans être un seul instant la cause de leurs maux!
On reproche aux lichens et aux mousses de constituer un abri pour les formes hivernantes des insectes nuisibles. Il est vrai qu'ils accueillent quelques indésirables mais aussi tant d'organismes utiles! Ces branches et ces troncs moussus constituent en fait un véritable garde-manger hivernal pour de nombreux oiseaux insectivores: sittelles, mésanges, rouges-gorges...
Aussi, vaut-il mieux les conserver !
Voir l'article 'Les lichens permettent d'évaluer la qualité de l'air'
28 octobre 2006
Le traitement à la bouillie bordelaise
Traitement d'hiver en particulier des rosiers et arbustes.
Pour détruire tous les champignons présents afin de repartir avec des rosiers ou des arbustes sains au printemps.
Au potager, c'est sur les champignons, les parasites et en particulier les mildious de la vigne, des tomates et des pommes de terre que la bouillie bordelaise est efficace. On traitera aussi la septoriose du céleri et la maladie des taches pourpre des fraisiers.
Au verger, les traitements à base de cuivre permettent de combattre un certain nombre de maladies en traitement d'hiver ou en cours de végétation: La cloque du pêcher, la moniliose des arbres fruitiers, les chancres du pommier, la Cylindrosporiose du cerisier, les bactérioses, la tavelure du pommier et du poirier, la rouille des rosiers, le feu bactérien...
La bouillie bordelaise:
Dose d'utilisation: de 50 à 100 g / 10 litres d'eau en pulvérisation. 1 à 2 applications au cours de l'hiver. La règle recommandée étant de traiter préventivement avant l'arrivée des maladies. Traitez juste après la taille des arbres, arbustes ou rosiers, puis une deuxième fois juste avant le débourrement des bourgeons. Renouvelez le traitement tous les 15 jours au printemps, notamment à cause des pluies qui "lessivent" les plantes.
Précautions d'emploi: Respecter les usages, doses, conditions et précautions d'emploi mentionnés sur l'emballage. Choisissez une journée sans vent ni risque de pluie. Le cuivre contenu dans la bouillie bordelaise est un excellent
fongicide préventif qui permet d'éviter l'attaque de bon nombre des
maladies déjà énumérées ci-dessus à l'exception de l'oïdium.
Toutefois, le cuivre s'accumule à la longue dans le sol et peut devenir
toxique notamment pour les vers de terre et la vie microbienne.
C'est ainsi que la quantité de cuivre autorisée, en culture biologique, a considérablement baissée.
Avant de pulvériser de la bouillie bordelaise, il est conseillé de
passer un "mouillant" (Terpène de Pin) qui améliore la répartition et
l'adhésion de la bouillie bordelaise sur les feuilles. Les doses de ce
fongicide peuvent être divisées par 2 (5g/litre au lieu de 10 g/litre).
Il existe aujourd'hui différents produits à base de cuivre autres que le sulfate de cuivre (bouillie bordelaise) : L'hydroxyde, l'oxyde et l'oxychlorure dont l'efficacité est considérée un peu supérieure dans le traitement des végétaux. Le cuivre s'y trouve sous une forme moins soluble permettant une libération plus lente avec moins de risques de brûlures.
Outillage: Le pulvérisateur
• Un modèle de 5 litres de volume utile permet d’assurer toutes les interventions au jardin.
• L’idéal est d’avoir 2 pulvérisateurs: L’un consacré exclusivement aux herbicides (trottoir), le second pour les traitements contre les maladies et insectes.
Alexis Millardet (1838-1902), Professeur à la Faculté des Sciences de l'Université de Bordeaux est à l'origine d'importants travaux sur les maladies de la vignes, la bouillie Bordelaise, les vignes américaines et l'hybridation.
En fait, des viticulteurs de la région bordelaise, au XIXème siècle, avaient eu l'idée pour dissuader les chapardeurs de grappes de raisin, d'arroser les rangées de vigne en bordure des chemins avec du sulfate de cuivre réputé pour son action purgative. Alexis Millardet constata que ces pieds de vigne ainsi traités n'étaient pas touchés par la Mildiou et attribua ce résultat au cuivre. En 1885, il mit au point avec l'aide d'un chimiste la formule de la Bouillie bordelaise qui contient de la chaux éteinte atténuant l'agressivité du sulfate de cuivre.
En savoir plus sur Alexis Millardet
Voir hommage à Alexis Millardet au Jardin Public de Bordeaux








































