21 mai 2012
La rouille attaque mes roses trémières

SOS Plante malade
La rouille des roses trémières
Observation :
Les feuilles des roses trémières se pigmentent de petites ponctuations orangées. Sur leur revers, des sortes de verrues ou de pustules de couleur rouille se sont formées.
Accusé :
Votre plante est atteinte de la rouille de la rose trémière, une maladie commune qui se déclare fréquemment dès le milieu du printemps. Les champignons microscopiques de ces rouilles - Puccinia melampsora ou Uromyces - débordent d'activité au printemps quand l'humidité ambiante est élevée et la température particulièrement douce.
Le champignon s'attaque d'abord aux feuilles basses puis remonte progressivement.
Les feuilles atteintes se déchiquètent et tombent ensuite. A la fin de l'été, les plantes ont mauvaise mine.

Feuilles de rose trémière en début d'infestation
Remède :
Une fois installés, ces champignons sont difficles à neutraliser même avec l'aide de fongicides.
La bouillie bordelaise (à base de cuivre) peut empêcher leur développement si elle est appliquée avant l'apparition des pustules.
Les décoctions de prêle auraient la réputation d'empêcher leur installation à condition d'appliquer un traitement par semaine.
Si l'attaque n'est pas trop importante, une pulvérisation de soufre réussira à protéger efficacement les nouvelles feuilles. Enlevez sans tarder les premières feuilles atteintes à la base de la plante pour éviter la propagation de la maladie.
Si la plante est vraiment envahie, vous devrez vous résoudre à la couper.
Evitez de planter vos roses trémières dans un endroit confiné et humide. Arrosez de préférence le matin sans mouiller les feuilles.
20 mai 2012
Entre le jardinier et la terre : l'outil
Les outils de jardin d'antan...

Collection de sécateurs anciens
Les outils de jardin ont évolués au fil des ans pour apporter aux jardiniers une meilleure efficacité, une ergonomie réduisant la fatigue ou les efforts à produire et enfin améliorer sensiblement la sécurité dans leur emploi.
Les activités traditionnelles liés aux jardins touchent quatre domaines :
- l'architecture du paysage
- l'horticulture vivrière: maraîchage, arboriculture fruitière
- l'horticulture ornementale: floriculture, pépinières
- la viticulture
Ces différents domaines engendrent une grande diversité d'outils qui atteindront leur apogée au XIXème siècle.
Architecture du paysage :
Ce domaine est consacré à la conception des jardins soit avec des compartiments, salles de verdure traversées de perspectives, soit un portrait de la nature reconstituée par l'homme.
Leur implantation nécessite des outils spécifiques pour la transcription des plans en matière de topographie. Leur mise en formes et entretien va engendrer la création d'outils spécifiques pour la taille des hales et des arbres : croissants, émondoirs, scies, cisailles, échelles, brouettes. Parmi ces instruments certains répondront aux exigences de l'art toplaire.

Page du catalogue d'outillage Tissot de 1900 Extrait du catalogue Vilmorin de 1911
A partir du 16éme siècle les grandes explorations entraineront des introductions et acclimatations de plantes dans les premiers jardins botaniques européens. Des dispositifs spécifiques seront élaborés pour leur transport par mer. Des orangeries, puis des serres permettront leur conservation et leurs cultures sous nos climats.
Ce domaine d'activité est actuellement exercé par des paysagistes, les jardiniers assurant les travaux de réalisation et d'entretien.
Notons que les outils bien qu'ils demeurent d'usage courant ont beaucoup évolué: les faux, faucilles sont devenus tondeuses, les cisailles taille-haies et les scies tronçonneuses pour n'en citer que quelques uns.

Croy - Pioche à billon - Marre orléannaise - Hoyau
Horticulture :
Ce terme signifie la culture des jardins. Il s'est spécialisé dans quatre domaines:
- Le maraîchage pour la culture des légumes en plein champ ou sous abris (serres) :
L'origine du terme vient de marais en lien avec les cultures légumières qui se sont développées aux abords des villes en zone de marais pour assurer la ressource en eau en période estivale. - L'arboriculture fruitière :
Il s'agit de la culture des arbres destinés à la production de fruits. Sa spécificité est liée à sa pérennité (30 à 60 ans et plus en fonction des espèces). Elle met en œuvre des techniques et outils spéciaux notamment pour le greffage, les tailles de formation et de fructification. - La floriculture :
Elle est consacrée à la culture des plantes à massifs, fleurs coupées, plantes vertes. Sous nos latitudes une partie des cultures est conduite en serres. - La pépinière :
Le terme "pépinière" évoque le pépin c'est-à-dire un lieu de semis de graines d'arbres, à l'origine fruitiers et forestiers. La pépinière est consacrée à la reproduction, à la multiplication, à l'élevage des arbres, arbustes et plantes vivaces. Des outils de multiplication, de taille, de transplantation lui sont spécifiques.
La viticulture :
Elle concerne l'ensemble des techniques culturales permettant de conduire la vigne pour la production de raisin destiné à la production de vin et de raisin de table. Compte tenu de l'échelle des parcelles cultivées pour une exploitation cette culture se rattache à l'agriculture. Les façons culturales qui lui sont rattachées ont nécessité des outils spédflques.

Arrosoir de maraîcher (bassinoire) début XIXème siècle
La spécificité des cultures et les caractéristiques physiologiques des plantes horticoles cultivées ont engendré une multitude d'outils. Ils ont été conçus pour des fonctions très précises pour faciliter le travail avec des critères ergonomiques comme par exemple l'évolution de l'arrosoir dont la forme passe de la cruche ventrue à celle ovale qu'on connaît aujourd'hui épargnant le mollet du jardinier et facilitant son transport.
L'usage des matériels qui ont remplacé certains outils a accru la productivité nécessaire aux besoins de l'alimentation tout en participant parfois à certaines surproductions.
Le travail du sol et le terrassement :
Pelles, fourches, bêches, houes permettent l'aération du sol, son déplacement, l'enfouissement d'amendements et de fumure, la transplantation de jeunes arbres en pépinière.
Râteaux, battes, binettes, serfouettes, sarcloirs constituent l'essentiel des outils pour le façonnage superficiel du sol permettant son aération facllltant la pénétration de l'eau, limitant le développement des herbes indésirables.

Sarcloir, pelle bêche, binettes, ratissoires,...
La culture :
Semoirs, plantoirs, transplantoirs, plantoirs à bulbes, permettent l'introduction dans la terre des plantes à leurs différents stades. Les déplantoirs permettront leur extraction à la fin de leur cycle.

Pulvérisateurs en cuivre, Seringues à brumiser, Pompe manuelle à immerger,…
L'irrigation:
L'apport d'eau est vital pour le développement de la plante. De nombreuses techniques ont été inventées pour y remédier soit pour un apport individualisé: arrosoirs, seringues, pistolets, tuyaux, soit pour un apport collectif par asperseurs ou goutte à goutte. Dans certaines cultures, l'engrais est apporté avec l'eau d'arrosage sous forme de solution nutritive. Des pratiques se développent pour limiter la consommation en eau en recouvrant le sol de paillage.
La taille :
Nombreux sont les outils tranchants utilisables par le jardinier. Ainsi pour les greffes plusieurs greffoirs sont proposés avec à une extrémité une lame pour l'incision et à l'autre une spatule en os pour écarter les tissus et introduire le greffon.
Les tailles sont nécessaires pour limiter le développement de la plante, pour favoriser la mise à fruits puis la récolte. Une grande diversité d'outils répond à ces fonctions: serpettes, serpes, sécateurs, croissants, émondoirs, scies, cisailles ...

Cisailles anciennes et ébrancheur, scies égoïnes d'arboriculteur, serpettes avec massonnier ou sar
Cisailles ( perso) des années 1950
La protection des plantes :
Les plantes sont sensibles à des maladies. Des pulvérisateurs et poudreuses ont été mis au point nécessitant un bon diagnostic, un traitement adapté à la bonne dose avec un recyclage des fonds de cuves. Actuellement des pratiques se développent pour limiter l'usage des produits phytosanitaires et en confier l'usage à des opérateurs certifiés.

Sécateur échenilloir à corde, Cisailles à haies (XIXème S.)
Citons un outil spécifique à l'arboriculture comme l'échenilloir qui permet d'atteindre les nids de chenilles en sectionnant les rameaux qui les portent. Certaines plantes sont sensibles au froid, des matériels de protection y remédient: cloches maraichères en verre, châssis vitrés associés à des coffres en bols disposés sur des couches chaudes constituées de fumier en fermentation. Les serres répondent sur une grande échelle à cette caractéristique de culture.
La récolte :
En horticulture la main demeure encore très utilisée pour la récolte. Des outils spécifiques ont été inventés pour protéger les produits et les organes qui les portent: fourches à légumes racines, gouges à asperges, cueille-fleurs, cueille-fruits, et multiples paniers associés à la récolte.
Le transport :
Des accessoires particuliers ont été évoqués pour la protection physique de plantes lors de leur introduction en Europe : caisses, malles en osier, petits abris mobiles en verre... Pour les manutentions nécessaires dans le jardin se sont succédé les hottes, civières et la géniale brouette dont la période d'invention est inconnue et les premières représentations remontent au 13ème siècle.
(Source : Exposition vieux outils 2010 - Orléans)
Et aujourd'hui...

Sécateurs des années 1960 -1970 Sécateurs des années 2000
03 mai 2012
Respectons notre Mère Nature, changeons nos habitudes
Prenez plutôt une douche
Une douche de 5 mn = 50 à 80 litres d'eau
Un bain (selon la baignoire) = 150 à 200 litres d'eau
Une douche consomme donc au minimum 3 fois moins d'eau qu'un bain à condition de couper l'eau pendant que vous vous savonnez et si vous ne prolongez pas trop le plaisir de la douche.
27 avril 2012
Jardiner avec la Lune au mois de mai 2012
A la Sainte-Denise, le froid n'en fait qu'à sa guise
Lien vers des dizaines de dictons pour le mois de Mai


Nœuds lunaires les 7 et 21 Mai 2012
Lune au Périgée le 6 Mai et Lune à l'Apogée le 19 Mai 2012
Le 20 Mai : Fin de la période de "Lune rousse", tout devient possible au jardin
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Quelques rappels pour jardiner avec la Lune
Le calendrier lunaire ci-dessus vous guidera pour semer, planter, récolter jour après jour en harmonie avec la position et les mouvements influents de l’astre sélénique.
Lire la suite [...]
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Tous les travaux à faire au jardin en Mai![]()
En Mai, attention à l'Oïdium !
Le temps frais et humide que nous avons depuis quelques semaines, favorise le développement de l’Oïdium sur les plantes sensibles à ce champignon en fonction de leur exposition.
Cette maladie provoquée par un champignon attaque les feuilles mais aussi les boutons floraux, il les déforme légérement ou les gauffe et forme un feutrage blanc plus ou moins épais, constitué par de nombreux filaments mycéliens.
Lors d'attaque sévère, les feuilles et les boutons floraux peuvent se dessécher et de nombreuses plantes sensibles (asters, delphiniums, pavots, dahlias, rosiers, tomates, courgettes, fraisiers, pommiers, vignes,…) peuvent en souffrir.
L'oïdium est davantage menaçant lorsque les nuits sont assez longues notamment au printemps (avril - mai) et en fin d'été (mi-août - septembre) et lorsque les températures du jour et celles de la nuit ont des écarts importants.Seuls les traitements préventifs se montrent efficaces, intervenez rapidement dès l’apparition des premiers symptômes en traitant avec un produit à base de soufre. Plusieurs produits anti-oïdium sont vendus dans les jardineries. Pour être efficace, le traitement choisi doit être renouvelé au moins une ou deux fois à une quinzaine de jours d'intervalle. La bouillie bordelaise est certe un produit miracle pour bien des maladies cryptogamiques, mais elle s'avère inefficace contre l'oïdium.
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10 avril 2012
Agents pathogènes et ravageurs du buis

SOS Plante malade
Maladies du buis
Il s'agit principalement de pathogènes fongiques
- Dépérissement des feuilles et rameaux par Cylindrocladium buxicola
- Dépérissement des feuilles et rameaux par Volutella buxi (anamorph), Pseudonectria rousseliana (teleomorph)

Fructification de la rouille du buis provoquée par Puccinia buxi
Mais aussi d'insectes ravageurs
- Pyrale du buis - Diaphania perspectalis : il s'agit d'un papillon nocturne aux ailes irisées originaire d'Asie introduit en Europe au cours des années 2005-2006. Les chenilles vertes et noires dévorent les feuilles de buis en laissant sur leur passage des traînées grisâtres. Très voraces, selon leur nombre, elles peuvent épuiser un buis en quelques semaines. Dès le constat, il faut agir très vite, d'autant que la reproduction du papillon est de 4 ou 5 générations par an ce qui oblige à traiter après chaque cycle. L'insecticide biologique Bacillus thuringiensis serait efficace en pulvérisation sur le feuillage.
- Psylle du buis - Psylla buxi






















































